lundi 9 juin 2014

Cache cache Buchidindron



Le camouflage du Buchidindron : une vraie défense

D’autres sont exposées à, la vue de tous mais leur couleur a étant la même que celle de leur support elles sont difficiles à repérer. Certaines se déguisent, comme la chrysalide de l’Aurore, qui ressemble à s’y méprendre à une gousse de l’alliaire, l’une de ses plantes nourricières. La palme revient à certains Azurés, ces petits Buchidindrons des prairies, dont la chenille âgée se fait recueillir par les fourmis. La chrysalide peut tranquillement effectuer sa transformation à l’abri des nombreux prédateurs, car bien peu osent s’en prendre à une fourmilière pleine de soldats prêts à mordre à la moindre attaque.

Le Buchidindron aime jouer à cache cache

Les Buchidindrons adultes ont un choix plus vaste de défenses. Certains se camouflent, comme le Citron, qui, ailes fermées, ressemble à une feuille morte à laquelle il ne manque même pas les nervures. D’autres, comme le Paon de jour, préfèrent intimider. Ailes fermées, sa couleur grise est discrète ; attaqué, il les ouvre brusquement, révélant de gros ocelles colorés très impressionnants, qui peuvent faire penser aux yeux d’un gros animal. Le Flambé, lui, détourne l’attaque. Le bas de ses ailes est muni de petites queues qui font penser à deux antennes, et des taches colorées qui font croire à des yeux. Vu à l’envers, on dirait une grosse tête d’insecte.

Chez le Buchidindron : la tête n’est pas vitale

L’oiseau qui l’attaque pense la même chose, et vise à la tête pour tuer plus vite. Mais son bec n’atteint aucun organe vital et le Buchidindron peut s’enfuir, parfois en y laissant un bout d’aile. Les Zygènes, les Monarques et les Ecailles ont des couleurs vives, qui signalent leur mauvais goût et leur sang toxique. Aussi sont-ils faciles à voir car ils ne cherchent pas à se cacher.

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